Santé cardiaque : quelles sont les personnes à risque ?

Certaines personnes sont plus susceptibles de faire des arrêts cardiaques par fibrillation ventriculaire que d’autres. La principale cause de ces arrêts est l’infarctus du myocarde, communément appelé crise cardiaque. Plusieurs facteurs augmentent le risque de survenue de l’infarctus. Ils sont classés en facteurs de risque modifiables et non modifiables.

Les facteurs de risque cardiovasculaires non modifiables

Ils sont appelés ainsi car ils ne peuvent ni être contrôlés ni prévenus. Il s’agit des trois facteurs suivants :

  • L’âge : en effet, plus on grandit et plus le risque de faire un infarctus augmente. Cela s’explique par la formation continue des plaques d’athérome au niveau des vaisseaux sanguins. Toutefois, le risque ne devient significatif qu’après un certain temps. On considère donc l’âge comme un facteur de risque cardiovasculaire à partir de 50 ans chez l’homme et à partir de 55 ans chez la femme
  • Le sexe masculin : avant la ménopause, les femmes sont protégées par les œstrogènes qui ont une action anti-athéromateuse. Ainsi, l’incidence des arrêts cardiaque peut être jusqu’à trois fois plus élevée chez les hommes. Néanmoins, cette différence disparaît à partir de l’âge de 65 ans
  • Les antécédents familiaux : les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les morts subites ou les crises cardiaques qui surviennent chez les ascendants sont également pris en considération lorsque l’on estime le risque cardiovasculaire d’un individu. Par ailleurs, le risque est majoré si ces accidents surviennent chez plusieurs parents ou s’ils sont apparus avant l’âge de 50 ans.

Les 5 facteurs de risque cardiovasculaires modifiables

  • Le tabagisme : le tabac accélère non seulement la formation des plaques d’athérome mais aussi celle des thrombus. Une personne tabagique est donc 5 fois plus susceptible de faire une crise cardiaque qu’un individu qui ne fume pas. De plus, le risque augmente selon la durée d’exposition, qu’il s’agisse de tabagisme passif ou actif
  • Le diabète : le risque de faire une crise cardiaque chez un diabétique est multiplié par 2. Il augmente davantage en cas de complication rénale du diabète et il peut être réduit par le contrôle médicamenteux de cette maladie
  • L’hypertension artérielle : quel que soit son type, qu’elle soit traitée ou non, elle multiplie le risque de faire un infarctus du myocarde par 3. Les individus hypertendus ont également 7 fois plus de chances de faire des AVC. Le contrôle des chiffres tensionnels par les médicaments peut toutefois réduire le risque de faire un AVC de 50%
  • L’hypercholestérolémie : le cholestérol circulant dans le sang est lié à deux types de lipoprotéines qui sont les LDL et les HDL. Le HDL-cholestérol (ou bon cholestérol) diminue le risque de l’infarctus. C’est donc l’augmentation du LDL-cholestérol sanguin qui favorise la survenue des maladies cardiovasculaires, multipliant le risque de faire une crise cardiaque par 3. Néanmoins, le traitement correct de l’hypercholestérolémie le réduit de 30%
  • L’obésité : les individus ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 ont de fortes chances de faire des accidents cardiovasculaires. La perte de poids suffit pour éviter ces complications

 

Les moyens de prévention cardiovasculaire

Le contrôle des facteurs de risque, l’activité physique régulière et un régime alimentaire bien équilibré sont essentiels pour prévenir l’infarctus du myocarde. Toutefois, si vous avez déjà fait un infarctus ou que vous êtes un individu à haut risque, vous pouvez acheter un défibrillateur automatique externe. Ce dispositif permet de rétablir rapidement l’activité cardiaque en cas d’arrêt dû à une fibrillation ventriculaire.

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